Nous partons le matin pour attraper le train de Cyril à Ripoll. Ce n'est pas très loin et ça descend donc nous avons le temps de nous faire un petit déjeuners à base de truc sucrés dans une pâtisserie. Pas super bon, mais ça permet de faire des réserves de calories.
La vallée autour de Ripoll semble calme mais elle est en réalité très industrialisée. Il y a pas mal d'usines, abandonnées ou non.
Je continue seul désormais en direction de Barcelone. Pour éviter les routes très fréquentées dans les parties les plus faciles de la vallée jusqu'à Vic, je faire un détour vers Berga dans l'optique d'emprunter de petites routes pour aller vers le sud.
C'est une réussite car les routes sont vraiment désertes, et agréable, avec le soleil qui brille à travers les feuilles des arbres. Par contre c'est un échec en ce qui concerne ma conviction d'en avoir fini avec les cols et les montées. La route n'est pas très vallonnée, mais jamais plate non plus. Je devrais être en mesure d'approcher Barcelone de très près en suivant ces routes.
Tous les bâtiments de plusieurs étages ont au moins un drapeau Catalan sur une des fenêtres. Chaque maison abandonnée dans un champ et l'occasion d'apercevoir des revendications d'indépendance taggés sur les murs.
Il ’ s rien grand chose à dire au sujet de la journée, sauf qu'un chien de sauter d'un champ commence à courir après moi sur la route, aboyant agressivement. Dans ces moments, j'ai toujours la peur d'avoir mes mollets mordus si je ne ’ t bouger mes jambes assez rapidement. Ces événements, ajoutés aux chiens aboyer à la fin d'une chaîne chaque fois que je passe à proximité d'une batterie de serveurs, parfois me surprendre quand je ne ’ t les voir avant, m'aident pas à obtenir la sympathie envers ces alarmes bruyants.
Je vois les Pyrénées dau loin et j'ai l'impresseion de nager dans une immense et confortable forêt. Le temps file, les kilomètres s'accumule sur le compteur et c'est déjà la nuit. Je suis près de Olost. Je trouve un endroit pour camper et de m'aventure en ville pour acheter de quoi manger et je m'installe dans un bar pour trier les photos de ces derniers jours. J'étais récemment trop fatigué pour le faire le soir et le travail s'est accumulé. La température extérieure est toujours de 3° C, donc je suis heureux d'être à l'intérieur, les doigts à découverts en train de tapoter sur un clavier. Au cours de la soirée je fais la connaissance de voyageurs qui se sont arretés ici pour quelques temps, Sara, Iban et David. Nous avons une bonne conversation et ils m'offrent bien gentillement de rester à l'abris chez eux pour la nuit.
Le matin de mon dernier jour avant d'arriver à Barcelone, je change mes plans. J'avais l'intention d'éviter Vic et le traffic de sa vallée pour arriver en toute sécurité au plus près de ma destination finale, mais Iban m'a informé d'un festival qui se déroule à Vic. C'est à 20 km de là, donc j'y vais. Le festival est le Mercat Medieval, qui a lieu une fois par an.
Le problème est que ma route pour Vic s'arrête brusquement dans un rond point avec 2 sorties qui débouchent directement sur une autoroute. C'est le piège à vélo parfait. Vélos et scooters interdits. J'aurais du vérifier ma carte plus soigneusement et prendre une bifurcation il y a 5km. En plus je n'ai croisé aucun panneau d'avertissement qui aurait pu me mettre la puce à l'oreille.
Je suis en train de me dire que je n'ai pas envie de repartir 5km en arrière, un peu en montée, quand Google Maps me déniche de petites routes à proximités, le long de l'autoroute. Elles ne sont indiquées nulle part ailleurs et je décide de tenter ma chance. Ca m'emmene pour quelques kilomètre sur de la route boueuse, en très mauvais état. Je continue quand même en regardant le bon côté des choses, ca me fait de l'entrainement pour plus tard...
La piste ressemble à un chemin d'accès pour l'autoroute, et puis de plus et plus à un chemin de tracteur. À un moment donné je vois des petits véhicules, et à partir de là, ca va mieux.
La piste en rejoint une autre plus grosse et je suis enfin à Vic. La ville est bondée, comme lors d'un événement annuel dans une ville de taille moyenne, et les voitures essayent de se garer autour du centre de la ville tandis que je me dirige directement vers le feu de l'action avec les piétons.
La ville est remplie de stands vendant de la viande chaude ou froide. Il y a aussi des métiers d'art, mais mes yeux ne semblent pas s'y intéresser. J'essaie un peu toutes les viandes, la botifarra de Vic, le fuet et d'autres bâtons de protéines dont j'ai oublié le nom.
Je pars ensuite vers le sud en direction de Barcelone. Je ne suis plus dans une région où on peut se déplacer facilement à vélo. Je dois jongler avec l'autoroute, au centre de la vallée, le chemin de fer, qu'on ne peut pas traverser n'importe où, et les petites routes, goudronnées ou non, que je suis de façon plutôt linéaire afin de progresser.
Je trouve mes chemins avec Google Maps, la plupart du temps qu'elles sont faites de terre, allant zigzaguent côté à côté de la route et le chemin de fer. Il y a beaucoup de chiens, heureusement attaché, aboyant à moi à chaque ferme. J'ai l'intention de suivre la vallée/route/voie ferrée jusqu'à ce que j'entre dans la zone industrielle et puis prendre un train jusqu'à ce que le centre de Barcelone.
Je passe successivement les gares de Tona, Centelles, puis Sant Martí de Centelles grâce à une route magique faite de boue rouge, grimpant aux parois de la vallée pour redescendre plus loin, que seul Google Maps a pu deviner depuis le ciel. Comme le chemin n'est pas très direct et que je dois vérifier que je suis sur la bonne voie à chaque croisement, je met 3 ou 4 fois plus de temps que si j'alllais tout droit pour faire ces quelques kilomètres.
Je suis maintenant à Sant Martí de Centelles et les prochains kilomètres ressemblent à un canyon avec juste assez d'espace au fond pour y caser l'autoroute, le chemin de fer et une rivière. Il me reste une heure de soleil pour atteindre la prochaine gare à Figaro. Problème, la seule route possible est une autoroute. Sur les cartes locales et sur Google Maps il y a bien un vague sentier qui monte sur la colline, avec une indication "1000m" à côté, des pointillés... Cela ne me dit rien qui vaille. Je pense que je réussirais juste à me perdre dans les collines.
Du coup je reviens à la gare de Sant Martí de Centelles, où un train arrive juste devant moi sur la plate-forme. J'ai juste le temps de sauter à bord avec le vélo et d'acheter mon billet à bord (5 fois moins cher que le tarif de Winterthur-Zürich HB avec un vélo, un trajet équivalent) jusqu'à Barcelone, où je rencontre la cousine de Gonzalo d'Andorre pour rester quelques jours au calme et reposer mes jambes. Après ces 19 jours de pédalage consécutifs, je souhaite me débarasser de la fatigue accumulée avant de continuer.
Hé !
J’ai des nouvelles. Bon ou mauvais, votre appel 🙂 :p mais. Je viens de voir un documentaire / voyage de vacances extrêmes / spectacle sur le Sénégal. Vous aurez besoin d’un hamac. Pas un bananahammock :p mais un vrai. Dans la nuit, le genre de serpents méchants et tueurs sort - et vous n’êtes en sécurité que dans un hamac loin du sol. 90-110cm. Dans l’obscurité, vous ne pouvez pas vous lever/sortir - du tout - même pas pour faire pipi !! Faites-le en bouteille !! était le conseil très sérieux du guide. Je ne plaisante pas. + Vous aurez un dispositif pour attirer l’attention comme une corne de brume ou un pistolet à raquette/pistolet d’alarme (truc de feu d’artifice rouge) pour attirer l’attention sur vous en cas de morsures de serpent.
Salut JB,
“On” m’a parlé de ton départ alors je t’attrape en route et je te èressesse 🙂
En tout cas, sympa le site, les photos et les données GPS : t’as prévu un backup niveau GPS pour quand t’as pas de réseau?
N’oublie pas de prendre soin de toi, bonboyaaju et ganbare à mamacharin V “the to-be-named”